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Définition

Alcoolisme

L’alcoolisme fait le plus souvent référence à un trouble de la consommation d’alcool, un mode de consommation problématique qui entraîne une déficience ou une détresse et qui peut être qualifié de léger, modéré ou grave en fonction du nombre de symptômes que présente un patient, comme le fait de ne pas remplir ses obligations ou de développer une tolérance. Selon le DSM-5, un trouble léger correspond à 2 ou 3 symptômes, un trouble modéré correspond à 4 ou 5 symptômes et un trouble grave correspond à 6 symptômes ou plus.

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Symptômes de l’alcoolisme

Le trouble de l’usage de l’alcool est un mode de consommation problématique d’alcool qui entraîne une détresse dans la vie quotidienne, selon le DSM-5. 

Les symptômes qui peuvent conduire à un diagnostic sont, entre autres, les suivants : boire plus d’alcool que prévu, ne pas réussir à réduire sa consommation d’alcool, consacrer beaucoup de temps et d’efforts à la consommation d’alcool et à la récupération, éprouver de fortes envies d’alcool, ne pas remplir ses obligations au travail, à l’école ou à la maison, se désengager de ses relations et de ses activités, et développer une tolérance ou un manque. Le fait d’éprouver au moins deux symptômes au cours d’une année mérite un diagnostic, allant de léger à modéré et à grave.

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Les signes avant-coureurs de la dépendance ?

Les stades ultérieurs de la dépendance peuvent entraîner des changements physiques, mais les signes comportementaux peuvent aider à la détecter rapidement. Les personnes dépendantes développent souvent des routines rigides qui tournent autour d’un accès ininterrompu à l’alcool et aux autres drogues ; elles peuvent être irritées par les changements d’horaire et rejeter leur frustration sur les autres. Elles peuvent avoir de fortes sautes d’humeur qui semblent changer leur personnalité. Les relations peuvent se détériorer, car leur cercle social se réduit à d’autres consommateurs de drogues ou d’alcool. Leur travail peut également décliner et ils peuvent perdre une pratique spirituelle ou religieuse qu’ils appréciaient auparavant.

Causes et facteurs de risque
Comme toutes les dépendances, les troubles liés à la consommation d’alcool sont liés à une combinaison complexe de facteurs biologiques, sociaux et psychologiques. La recherche met en évidence une composante génétique du trouble, puisque la moitié environ de la prédisposition d’une personne à l’alcoolisme peut être attribuée au patrimoine génétique. Les personnes peuvent se tourner vers l’alcool pour faire face à un traumatisme ou à d’autres troubles psychologiques, souvent non reconnus. Sur le plan social, l’alcoolisme peut être lié à un dysfonctionnement familial ou à une culture de la boisson.

Que dois-je faire si je pense que quelqu’un a un problème d’alcool ?
Si vous craignez qu’un ami ou un membre de votre famille consomme de l’alcool de façon abusive, vous pouvez commencer par faire des recherches. Renseignez-vous sur la nature du trouble, sur les termes qui réduisent la stigmatisation (évitez « alcoolique ») et sur les différentes options de traitement. Réfléchissez bien au moment et à la manière dont vous allez lui parler ; par exemple, si vous abordez le sujet alors qu’il est en état d’ébriété, vous risquez d’obtenir une réponse trop émotive et négative. Répétez ce que vous avez l’intention de dire. Présentez la conversation comme une source d’inquiétude et d’attention pour la personne. Proposez-lui de l’aider à faire face à ce qui peut l’amener à boire, et proposez-lui de prendre des mesures concrètes avec elle.

Puis-je boire en présence d’une personne qui est sobre ?
Il peut être difficile de savoir s’il faut ou non s’abstenir de boire pour soutenir un proche en voie de rétablissement. Les établissements de traitement apprennent aux patients à faire face aux réalités d’un monde imprégné d’alcool. Comme pour toute autre maladie, c’est en fin de compte la responsabilité de l’individu d’apprendre à la gérer. Cependant, les proches souhaitent souvent apporter leur aide, par exemple en faisant preuve de solidarité ou en organisant une réunion où ils se sentent en sécurité pour leur proche. Dans la mesure du possible, il est préférable d’avoir une conversation ouverte, respectueuse et directe avec la personne en rétablissement et de lui demander ce qu’elle pense de la présence d’alcool. Si vous le faites à l’avance, les deux personnes auront le temps de digérer la discussion et de définir des attentes claires.